Label Portrait Kill the Dj (english text)

LABEL PORTRAIT


Booking agency, record labels….Kill the Dj is also about going beyond the borders of electronic music, great underground artists, popular parties for sure  but also a vision and an attitude, questions and answers with  Fan & Chicks

KILL THE DJ

1/ How do you start a record label in France ?

Oh la la !  First you start a record label to have a cool project with your mates, then to release tracks from thrilling artists  that are your mates, to work on their development, to be independent, to have a tool- to express yourself and to be able to defend these artists, to be free, things like that !

2/ How do you pick up a name for a record label, who are the founders of KTDJ, did other people join the team later on ?

The name we chose at 6 in the morning, after a long sweaty night !, the founders : Stéphanie Fichard / Fany Corral + Ivan Smagghe + Chloé . 3 and half Dykes who have swept their shoes on the Pulp Club dancefloor, those who joined later were artists that we met on the way….

3/ Who were your first signatures and why?

Our first signature was a co-signature with record label Tigersushi, we made two compilations, one was mixed by Ivan Smagghe and the second one by Optimo.

Ivan  was an obvious fact, he was our parties’s resident at the Pulp club and we‘ve always trusted him ; same for Chloé or even Jennifer who is part of the gang…Optimo was more of an encounter, we booked him on one of our nights in 2003 and felt close immediately, we made up our mind for the compilation in 2 seconds and we just did dit !

4/ Did you ever think that your work waseducational ?

Why not

5/ Regenerating ?

We’ve never been really organic…

6/-Corrupting ?

We hope so !!

7/-Ambivalent ?

Sexually for sure !

8/-Useful ?

Certainly not !

5/ An artist you would have liked to sign ?

Scott Walker –as Scott Walker 4

6/ Current projects?

Loads !

Battant’s next album due to come out next September

George Issakidis’s album ( will come out someday…)

oliver ho (raudive) first rock project « the eyes in the heat »

Kill the Dj tenth birthday anniversary next year…

Many other things and never have enough time..

7/ How would you define the labels directions, if any, and here Im not talking about sexual definitions.. 

We try not to have directions, to remain as open as possible…

Let’s say we have an inclination for dark and romantic things, shaky, rickety stuff…we love people who are undisciplined, those who refuse the establishment in their behaviour (be it artistic, political, social or…sexual), and more generally the kind of tune one can’t remember

8/ The record you like best ?

The one that will come out tomorrow..

9/The record you will never sign ?

The one that will sell more than 50 000 copies

10 / Why doing all this knowing the the music business current situation ?

Because we don’t want to stop, because it’s worth it, and because knowing the ‘situation’ we shouldn’t shut the f… up… !


Label Portrait: Kill the Dj

LABEL PORTRAIT: KILL THE DJ (FR)


Label,  organisateurs de partys, agence de booking….Kill the Dj, ce sont d’abord des signatures qui  dépassent les strictes  frontières de la musique électronique, un regroupement d’artistes  mais aussi état  d’esprit  qu’on a voulu aller explorer d’un peu plus près,  questions-réponse avec  les deux têtes pensantes de la structure: Fan & Chicks

KILL THE DJ

1/ Pourquoi, quand et comment on démarre un label  en France?

Oh la la. on démarre un label pour avoir un  projet cool entre copains, pour sortir les disques des artistes qui nous font trembler, pour bosser sur leur développement, pour être indépendant et ne devoir rendre des comptes a personnes- donc pour être libre et avoir un outil qui te  permet à toi même et aux artistes de s’exprimer, des raisons comme ça …

2/Comment on choisit le nom pour son label – qui sont les fondateurs de KTDJ, dautres personnes  ont-elles rejoint le train en route?

On a choisi le nom sur un coup de tête à 6 h du mat après une longue et chaude soirée..

Les fondateurs : Stéphanie Fichard / Fany Corral + Ivan Smagghe et Chloé , soient 3 gouines et demi(e) qui ont usé leurs baskets sur le dancefloor du Pulp…

Ceux qui nous ont rejoint sont les artistes que nous avons croisés en cours de route….

3/ Quelles ont été vos premières signatures et pourquoi ?

La première signature fut en fait une co-signature avec Tigersushi…il s’agissait des compilations Kill the dj mixées par Ivan puis par Optimo.

Ensuite, Ivan,   une évidence , il était résident des soirées et c’est un garçon en qui nous avons toujours cru. Idem pour Chloé ou même Jennifer  (Cardini) qui fait partie de la bande…Optimo c’est plus une  histoire de rencontre : on les a booké pour une de nos soirée en 2003 et on s’est senti immédiatement proches les uns des autres. la décision de faire une compile ensemble s’est prise en 2 secondes et on s’est lancé dans l’aventure sans se poser de questions.

4/ Avez-vous toujours pensé que votre travail dans le music business-en France, notamment, pouvait avoir une valeur par exemple éducative ?

Pourquoi pas ///

5/ Régénérante ?

On a jamais été très bio…

6/-Corruptrice ?

On l’espère profondément

7/-Ambivalente ?

Sexuellement bien sûr

8/-Utile ?

Surtout pas

5/ Lartiste que vous auriez vraiment avoir signé (mort ou vivant)

Scott Walker période Scott 4

6/ Les projets en cours ?

pleins !

Le second album de Battant sortira en septembre prochain.

on attend l’album de George Issakidis (qui sortira un jour c’est sur !)

le 1° album du projet rock de Olivier Ho (raudive) qui s’appelle « the eyes in the heat »

Les 10 ans de kill the dj l’an prochain

Pas mal de choses et pas assez de bras…

7/ Comment vous définiriez votre orientation ?-si pas dorientation précisez  du moins vos envies et objectifs,

( il est clair que je ne parle pas ici de préférences sexuelles )

Tu l’as dit ! on en a pas et on cherche surtout à ne pas en avoir. On essaye d’être le  plus ouvertes possible mais en général on a un petit penchant pour les choses sombres, romantiques voire bancales. on a beaucoup de tendresse pour les gens malpolis, ceux qui par leur travail refusent la norme établie (qu’elle soit artistique , politique , sociale, sexuelle)  et plus généralement pour les mélodies qui ne se retiennent pas…

8/ le disque dont vous êtres le plus fier

Celui qui va sortir demain

9/Celui que vous ne ferez jamais

Celui qui se vendra à plus de 500 000 exemplaires

10 / Pourquoi continuer dans le contexte  du music business actuel ?

Parce qu’on a pas envie d’arrêter, parce que ça vaut vraiment la peine, qu’on a toujours des choses à dire et que par les temps qui courent c’est pas le moment de la fermer !


Marseille is rocking part III-Relatif Yann

Portrait : RELATIF YANN

Relatif Yann, personnage multicarte de la scène musicale phocéenne, il vient de lancer avec ses acolytes un label, « La Dame Noire »-assorti au lieu du même nom sur le Cours Julien à Marseille. C’est surtout un activiste de longue date sur la scène musicale, à la fois Dj, organisateur de soirée-de festival et animateur sur Radio Grenouille, une rencontre s’imposait.

Quand as-tu commencé à t’intéresser à la musique et quel a été le premier disque déclencheur ?

Sincèrement et sans faire le dinosaure, à douze ans j ai récupéré par hasard une cassette où il y avait d’un côté « Seventeen seconds » de The Cure et de l’autre « First and Last and Always »…quelque chose m’a pris direct-je devais déjà aller mal à l époque…

Quel a été ton premier engouement en live, un concert, un Dj set ?

Tout simplement le premier vrai live auquel je suis allé : Noir Désir…chaleur, sueur, saturation et percussion.

Quand as-tu décidé de travailler dans le secteur musical plutôt que dans la vente de cuisine en inox ou la comptabilité ?

En fait en 1994 à Aix avec mes colloc, nous avons commencé à organiser des soirées sous le nom de Groove Squad qui mêlaient tout ce que l’on aimait : punk rock, Rap et les début pour nous de la techno…juste après le passage des Spiral Tribe à Aix qui venaient de laisser des traces indélébiles. On a tout de suite vu que ça déplacait beaucoup de monde, donc j’ai vite choisi entre la fac et être payé pour organiser des soirées et boire des verres…

Décris-nous ton parcours en quelques grandes lignes

Après ces « Groove squad », on a très vite crée BIOMIX avec Fred Berthet, Marc Housson, Pierre Vignes , Raph Sage et Mogule. Cétait des soirées qui se déroulaient dans des lieux atypiques (Château, Bâteau, Iles du frioul…)  et uniquement électroniques. En 2000 j ai commencé à faire une émission sur Radio Grenouille avec Fred Berthet, « Sélections Naturelles » qui existe toujours. En 2003 avec Biomix, nous avons crée le Festival Territoires Electroniques à la Fondation Vasarely à en collaboration étroite avec Warp

(la première éditions s ‘appelait « Warp à Vasarely » ), jusqu’à ce que ça devienne Seconde Nature en 2008- que j ai quitté en 2010. En 2005 avec Phred Noir, j’ai également crée le duo Non è Possibilé qui nous a amené jusqu’à la Dame Noir aujourd’hui (avec Hugo Jurado). Enfin, depuis 2005 je travaille pour Radio grenouille en étant en charge des évents festifs de la radio.

Quelle a été la première soirée où tu as jouée, que tu as organisé ?

Dans un lieu qui s appelait « L’Oreille cassée » à Aix en Provence

Ta première organisation de festival ?

Warp à Vasarely en 2003

Ton premier investissement d’un lieu ?

le domaine de Tournon pour une soirée que l on avait appelé « fraicheur de vivre » avec Biomix.

Vous avez décidé de créer un label « La Dame Noire records », qu’est-ce qui a déterminé une pareille envie dans le difficile contexte du disque actuel ?

Avoir un nouveau jouet et produire des artistes que l’on respecte pour pouvoir faire les malins en soirée.

Ton pire souvenir de soirée, de live, de festival…..

Perdre beaucoup d’argent avec Biomix lors d’une soirée 2020 vision organisée à la friche en 2001, avec une salle blindée et extasiée…mais les éternels et fameux « faux organisateurs, faux ingé son et faux musiciens » de 3h du mat qui te donnent des conseils arnaques parce qu’ils sont à fond, en se prenant pour des « lumières » jusqu’à la descente.

Ton meilleur souvenir de soirées, de concert, de festival…

Metro Area live à l’aquaplaning en 2001 et Dinosaur jr en 97 au festival Lowlands près d’Amsterdam.

Qu’est-ce que tu souhaites au secteur de la musique en 2011 ?

Bonne chance

Les cinq disques ou albums qui ne quittent pas ton bac ?

The Streets  « original pirate matérial »  ( Locked on )

Alan Parson Project   « eye inthe sky »   ( Arista records )

Sisters Sledge  « thinking of you »   ( cotillion )

DIY    « Hothead ep »   ( Warp 33 )

Playgroup « number one » blackstrobe instrumental  ( Nuphonic )

10/Qu’aurais-tu fait d’autre si tu n’avais pas travaillé dans ce secteur ?

J’aurai sans doute sauvé Willy….